La parabole de Fukushima


Entre les lignes entre les mots

Si la parabole est un « court récit chargé d’un enseignement moral », après celle du Bon Samaritain, prenez connaissance de celle de Fukushima.

L’enquête sur 2 pages du Journal du Dimanche du 2 mars : « des SDF nettoient Fukushima », me donne l’occasion de cet exercice littéraire.

Sur des milliers de kilomètres carrés contaminés, des sans-abri grattent la terre, trient, chargent et évacuent les décombres. Ces travaux régis par l’État japonais ont été confiés à des entreprises privées, les géants du BTP nippon.

Celles-ci, peinant à recruter la main-d’œuvre spécialisée en raison des risques persistants d’irradiation, ont mis en place un système noir, s’appuyant sur les mafias locales, nouvelles agences pour l’emploi chargées de leur fournir la main-d’œuvre docile, clandestine et peu coûteuse, propre à ces travaux.

De source policière, 50 gangs mafieux s’activent autour du business de la décontamination, recrutant des sans-abri pour les vendre comme esclaves aux sociétés du…

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